Quelques images du Québec avant d'arriver...
Sage!!! Tu nous a manqué!
On se lève tôt pour prendre le meilleur vol à date entre le Québec et la Grenade : Québec – Toronto – Grenade en 9h! Pas d’hôtel à Miami, de ramassage de bagage et de repassage à la sécurité à mi-chemin. Cette fois-ci, un vol efficace! Bon, c’est rendu là-bas que c’est devenu moins efficace par contre. On a “importé” pleins de choses, via notre même broker que l’an dernier. Mais cette-fois, comme il fallait renouveler notre “cruising permit”, on n’a pas pu tout faire à l’aéroport. On a donc laissé nos 3 boîtes de cartron aux douanes, et il a fallu aller au port lundi matin pour régler le cruising permit, les papiers du broker, et retourner à l’aéroport chercher nos belles boîtes. Ça l’air simple dit de même, mais tout ça ça se passe dans 3 villages différents, à moitié en bus à moitié en taxi, et ça prend toute la journée, mais on y est arrivé!
On était très content de retrouver Sage, et surtout de retrouver Sage en bon état! On a eu peur avec Béryl cet été, mais il aurait pu se passer pleins d’autres avaries en laissant le bateau à l’eau tout ce temps-là. Évidemment on a trouvé un peu de moisi ici et là (presqu’inévitable dans ce charmant climat tropical), et une coque très vivante. C’était un peu comme un petit récif en soi, avec des huitres, des crabes, des poissons, des éponges, des anémones… Tout ce qui pouvait élire domicile sur la coque de Sage l’a fait pendant notre absence. La peinture antisalissure c’est bon juste une saison. À 200$/gallon faut quand même pas s’attendre à des miracles!
On a donc passé presqu’un mois à Secret harbour à remettre le bateau en ordre, à trouver des petites surprises à réparer, à cocher des choses sur la fameuse “To Do List”, et surtout à en ajouter (ça on est bon là-dedans) … On a retrouvé notre ami Ron, qui a passé l’été sur son bateau Moxie V, sur le mouillage juste à côté de Sage. Il nous a raconté tous les potins de Secret Harbour, et son expérience “in situ” de Béryl!
We got up early to catch the best flight yet from Quebec to Grenada: Quebec–Toronto–Grenada in just 9 hours! No overnight stay in Miami, no baggage claim and recheck midway through. This time, the journey was efficient! Well, until we actually got there…
We had “imported” a bunch of boat parts and stuff using the same broker as last year. But since we had to renew our “cruising permit,” we couldn’t finalize everything at the airport. So, our three big cardboard boxes were left with customs, and on Monday morning, we had to visit the port to sort out the cruising permit, complete the broker’s paperwork, and return to the airport to pick up our boxes. Sounds simple enough, but this involved three different towns, a mix of buses and taxis, and an entire day of running around. But we got it done!
We were thrilled to see Sage again—and even more thrilled to find Sage in good condition! After a summer worrying about Hurricane Beryl, we were relieved that nothing else major had happened to her while she stayed afloat all season. Of course, there was some mold here and there (almost unavoidable in this charming tropical climate) and a hull teeming with life. It was practically a mini reef of oysters, crabs, fish, sponges, and anemones. Anything that could settle on Sage’s hull had done so. Anti-fouling paint is great… for one season. At $200 a gallon, it’s fair not to expect miracles!
We spent nearly a month at Secret Harbour getting the boat back in order, dealing with unexpected repairs, ticking off tasks from the infamous “To-Do List,” and, of course, adding even more to it (our specialty!). We caught up with our friend Ron, who had spent the summer aboard his boat, Moxie V, anchored right next to Sage. He gave us all the latest Secret Harbour gossip and recounted his first-hand experience of Beryl!
Dans les “surprises” du retour, il y en a une qui n’était pas très surprenante, mais qu’on espérait pouvoir éviter : le dinghy n’a pas survécu le soleil de son 8e été. Comme vous savez, on a de la misère avec lui depuis le début, et il était déjà de plus en plus décrépit, mais là, c’était la grande finale. Deux boudins sur 3 qui dégonflent à vitesse grand V, les deux boudins arrière qui décollent de la coque, et presque toutes les “coutures” en état de décollage intensif. Plus rien à faire avec ça, même si, comme Rémy dit, avec un 15hp on pourrait rider un bac à recyclage et on déjaugerait! Et même s’il flotte encore ne serait-ce que par sa coque double paroi qui contient de l’air… Ce n’est pas une question de fierté, mais de sécurité. On en a donc acheté un autre, beaucoup plus laid! Pas cher pas cher, mais plus réparable que le nôtre. Ce nouveau vieux dinghy est en hypalon, plutôt qu’en PVC. Il est probablement plus vieux que notre ancien, mais l’hypalon est un matériau qui résiste beaucoup mieux au soleil et à la chaleur des tropiques.
One of the “surprises” of our return wasn’t really a surprise—we just hoped to avoid it. Our dinghy didn’t survive its eighth summer in the sun. As you know, we’ve been struggling with it for a while, and it was already falling apart, but this was its grand finale. Two of the three tubes deflated rapidly, the rear ones detached from the hull, and nearly every seam was on the verge of catastrophic failure. Even though, as Remy says, with a 15hp motor, we could hydroplane on a recycling bin, the dinghy had become a safety hazard. So, we bought another one—much uglier! It was cheap, but it’s also made of Hypalon instead of PVC, meaning it should last better in the tropical sun. It’s probably older than our last dinghy, but the material should be easier to repair until we decide to get a new one.
À travers tout ça, on n’a (encore) pas vu grand-chose de la Grenade (à part toutes les quincailleries et magasins de pièces de bateau, qu’on connaissait déjà bien). On a quitté, direction Martinique, dans une fenêtre météo plutôt estivale (pas beaucoup de vent et des orages un peu partout), on a été chanceux de faire la première moitié de la nav sous voile, et l’autre au moteur. En Martinique, refelemele… Magasinage de pièces, patchage de dinghy, entretien moteur, changement de pompe à eau, nouveau filtre d’eau de mer et tuyauterie en métrique, etc. On a passé moins d’une semaine à Ste-Anne, près du Marin où tous les magasins intéressants sont situés. Ensuite, direction Guadeloutre.
In the midst of all this, we didn’t see much of Grenada (except for every hardware and marine store we already knew). We left for Martinique during a summery weather window—light winds and scattered storms. We sailed the first half and motored the second. In Martinique, it was back to the usual: shopping for parts, patching the dinghy, engine maintenance, replacing the water pump after overhauling it, and installing new metric seawater filters and piping. We spent less than a week in Sainte-Anne, near Le Marin (where all the good stores are), before heading to Guadeloupe.
Une autre navigation estivale, avec des orages et des gros nuages noirs tout bord tout côté. On annonçait un vent du SE. En se dirigeant vers le N, on aurait du être au portant. Mais non, pour une raison non explicable, mais partagé par tous les marins, on se retrouve toujours au près! Et c’est pas parce qu’on a une bombe qui va plus vite que le vent… non non non! En fait, c’est surement les grains qui ont fait dévier le vent, et ça c’est difficile à anticiper, parce que c’est très localisé. Bref, on en a eu pour notre argent en termes de météo variable, de mer agitée, de pluie, de houle du large assez grosse merci… Pour nous remercier de notre patience, Neptune nous a offert un beau thon tout frais! Un “Blackfin Tuna”, miam!
Ce soir-là on a opté pour un pit-stop à Portsmouth (Dominique) pour manger du bon poisson et se reposer. Le reste de la route se fera demain, dans moins d’orages, espérons-le. Notre souhait a été exaucé, mais le vent n’était plus au rendez-vous. Cette journée-là, on a pris un barracuda, qu’on a relâché, évidemment.
Pit-stop en Guadeloupe très rapide, on ne s’est pas dédouané, donc on n’est même pas allé à terre tester la fraîcheur des croissants. Tampis! On a juste eu le temps de faire une réparation de fibre sur la coque du dinghy (qui est resté à plat ventre sur le pont tout ce temps, donc parfait pour ça!) et à finir de renettoyer la coque de Sage, puis on repartait pour un autre 150 miles vers le nord, direction St-Martin.
Encore une météo variable, avec un vent doux mais utilisable la majorité du temps, surtout quand la mer est calme. On a pêché un Mahi cette fois-ci. Un gros Monsieur Mahi que j’ai dû arranger en navigation, dans le fond du cockpit, parce qu’évidemment, on ne pêche pas des poissons quand on n’avance pas vite! On les pêche quand le vent se lève et qu’on est à la gîte. Parfait pour dépecer un gros poisson en continuant notre route (beurk!) On a tenu une bonne vitesse et on est encore arrivé trop vite (de noirceur) à destination, haha! Pas grave, Marigot c’est une grande baie ouverte et sans obstacles, sauf pour quelques bateaux à l’ancre sans lumière. C’était complètement vide comparé à d’habitude. On est vraiment tôt dans la saison, personne n’est encore arrivé à St-Martin!
Another summery passage with thunderstorms and ominous clouds everywhere. The forecast called for southeast winds, which should have meant downwind sailing as we headed north. But, inexplicably (as all sailors will tell you), we ended up close-hauled! It wasn’t because we’re sailing a rocket ship faster than the wind—far from it. Most likely, local squalls shifted the wind direction unpredictably. So, we got our fill of variable weather, choppy seas, rain, and some pretty hefty offshore swells. Neptune rewarded our perseverance with a fresh tuna—a blackfin, yum!
That night, we stopped in Portsmouth (Dominica) for some delicious fish and a well-deserved rest. The next leg, thankfully with fewer storms, brought light but inconsistent winds. We even caught a barracuda, but of course, we let it go.
Our pit stop in Guadeloupe was quick—so quick we didn’t even clear customs or go ashore for croissants. Oh well! We had just enough time to repair the dinghy’s hull (perfectly flat on the deck for this), clean Sage’s hull again, and then head off on another 150-mile leg north to Saint Martin.
Once again, the weather was variable, but the gentle breeze was usable most of the time, especially in calm seas. This time, we caught a “big” mahi! Naturally, the mahi decided to bite just as the wind picked up, leaving us heeling over while I processed the fish in the cockpit (gross, but worth it!). We made good speed and, once again, arrived at our destination too quickly—in the dark! Luckily, Marigot Bay is wide open and obstacle-free, apart from a few unlit anchored boats. The bay was shockingly empty compared to usual—still early in the season, and no one’s arrived yet!
L’idée de se presser à arriver à St-Martin cette année, c’est dans le but de préparer le prochain chantier. Cet hiver, on s’en va au Guatemala pour faire des gros travaux sur Sage. Et gros travaux = matériaux… qui sont peut-être moins chers et plus disponibles ici que là-bas. Donc on va stocker tout ce qu’on peut avant de partir. Et aller au Guatemala, c’est facile à dire, et c’est au portant, mais c’est quand même loin d’ici! Faut que le bateau soit prêt, et l’équipage aussi. Donc on retombe en mode “travaux” pour quelques semaines, dans le calme et la facilité du lagon! Ahhhh fini le roulis à l’ancre!
Ici on a croisé nos amis de “La belle vie sailing” que vous connaissez surement. On a partagé happy hour au lagoonies (classique) et une soirée pizza avant que leurs premiers clients de la saison arrivent. On parle de quoi quand on jase entre marins? Vous avez deviné, de réparations et d’entretien de bateau! Des sujets de discussion à l’infini…
Nous voilà donc ici, en “suit de Tyvek” et masque à gaz, à tester et perfectionner nos méthodes de travail avec la réside de polyester, le “coring honeycomb”, la fibre 1708 et le “peel ply”… On refait les 4 panneaux du puit d’ancre, avant que le pied nous passe à travers.
The rush to reach Saint Martin this year is all about preparing for our next big project. This winter, we’re heading to Guatemala for major work on Sage. And big projects mean materials, which are cheaper and more available here than there. So, we’re stocking up before we leave. The trip to Guatemala is straightforward—downwind sailing—but it’s still a long way! Sage needs to be ready, and so do we. So, it’s back to “project mode” for a few weeks in the calm and convenience of the lagoon. Ahhh, no more rolling at anchor!
Here, we’ve caught up with our friends from La Belle Vie Sailing, who you probably know. We enjoyed happy hour at Lagoonies (classic!) and a pizza night before their first clients of the season arrived. What do sailors talk about when we get together? You guessed it: boat repairs and maintenance. Endless conversation topics!
And here we are, decked out in Tyvek suits and gas masks, perfecting our methods with polyester resin, honeycomb coring, 1708 fiberglass, and peel ply. We’re redoing the four anchor locker panels before someone’s foot goes through them.
On vous revient plus tard avec d’autres nouvelles, d’autres photos, et d’autres histoires… Prenez soin de vous et restez au chaud!
We’ll update you soon with more stories, photos, and adventures. Take care and stay warm!

This Post Has 7 Comments
Bien content que vous soyez de retour mes héros. Nous vous souhaitons une formidable saisons pleine de belles choses, de belles rencontres, un bon vent portant pour votre longue navigation et surtout travailler bien. Sage le mérite bien.
Robert xxx
Merci pour les nouvelles, c’est vraiment le fun de vous suivre, en attendant d’autres publications bonne continuité les amis ! Bisous XOX
Once again, impressed with your hard work to improve Sage. Oh how I wished we had done the decks in Thailand in 2015 for you! We were too focused on crossing the Indian ocean.
That South African dinghy actually lasted heaps longer than we predicted. For the price it did good service. Will be following you as you head to Quatelma – somewhere new for Sage.
From the cool North West latitudes.
Connie
Coucou mes amours! J’adore vous lire, tout coule, c’est facile à comprendre (sauf les termes techniques en anglais sur les photos ;-() et facile de suivre vos actions. Bien contente que Sage ait tenu le coup durant l’été. Et je n’ai aucun doute que vous en preniez soin pour votre agrément ainsi que votre sécurité. J’espère que votre nouveau vieux Dingue va vous durer tout l’hiver. Bonne longue navigation à venir et bonne pêche… P.S. Les photos de Jaï sont ben cutes et ce que Mag a écrit dessus semble tellement plausible.
Soyez prudents! Je vous aime!
Jocelyne XOX
Je vous savais bien à St-Martin pcq je vous ai suivi hihi, on peut pu rien cacher ou presque aujourd’hui. Vous faites de gros travaux pour Sage et il va certainement vous le rendre pcq vous en prenez bien soin.
Rémy, la face de ton thon ressemble étrangement à mon ti thon, il a un air de famille et je me demande si ce ne serait pas son thonthon? Sait thon jamais…
Trève de plaisanterie, je suis heureuse d’avoir de vos nouvelles, de voir les belle photos et ça inclus les travaux. Je vous embrasse ciao!!
Merci de nous permettre de vous suivre…toujours très intéressant et quelles belles photos!!! je vous trouve très courageux, mais bon, vous êtes jeunes et profitez-en car le temps passe trop vite. Bonne navigation, sans tempêtes…
Bisous, ta vieille tante Suzanne xxx
Allo Magalie et Rémy! Oh my do I miss you!!! I am so so sorry we miss seeing you in Sherbrooke. 😢
We have been quite busy with those famous hurricanes hitting our area again and again and again.. after more than 20 years without a direct hit we are bombarded with those storms. We lost almost 200 trees between 2 of those hurricanes. No damage to our house or wood shop but Joanne is still working with the insurance to have her roof replaced, her shed was destroyed and the deck of her pool was damaged plus also a lost of multiple trees.
I am late with all my correspondance and just now read your blog from the summer and your return to Sage. As usual it is wonderful to read you, both in French and English. I love to skip from one to the other just to check on your accuracy. 😂
Thank you so much for keeping us updated on your travels I adore reading you. Big hugs to you (Magalie) and Remy. If you ever feel or want to visit, we would be absolutely thrilled to have you. In the meantime keep safe and enjoy!
Love, Suzanne