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Guatemala

Une fois arrivés au Guatemala, en remontant le Rio Dulce, une fois passé le canyon, nous nous sommes installés dans une petite baie qui s’appelle Cayo Quemado. C’est un endroit très mignon et plutôt tranquille. Les locaux habitent des petites maisons sur pilotis, cachées dans les mangroves. 

Anabelle, une amie de Gaël, qui habite ici avec son copain Guatémaltèque Anibal depuis quelques temps, lui avait proposé de lui louer sa petite maison dans la jungle; le « nidito ». Pas cher, et très pratique puisque l’espace est quand même limité sur le bateau, surtout quand les travaux battent leur plein et qu’il y a de la fibre de verre et des outils partout! 

Once we arrived in Guatemala, going up the Rio Dulce and past the canyon, we settled into a small bay called Cayo Quemado. It’s a cute and rather quiet place. The locals live in small stilt houses hidden in the mangroves.

Anabelle, a friend of Gaël’s who has been living here with her Guatemalan partner Anibal for some time, had offered to rent him her small jungle house—the “nidito” (little nest). Not expensive, and very convenient since space on the boat is quite limited, especially when you’re in the middle of big projects and there’s fiberglass and tools everywhere!

Le nidito étant juste à côté de la maison et du resto de la famille d’Anibal, nous avons mangé là quelques fois et avons sympathisé avec la sœur (Sonia), qui sort aussi avec un francophone (Rudolphe de France). Et un beau dimanche après-midi, ils nous ont amené visiter une caverne et un super bel endroit pour se baigner dans une petite cascade, à environ 20 minutes de lancha (le nom pour les chaloupes locales, ce qui est l’équivalent de leur voiture). Nous avons fini la journée au resto, avec un pit-stop pour visiter leur « nidito en construction ». Quel beau dimanche en bonne compagnie!

Since the nidito was right next to Anibal’s family home and restaurant, we ate there a few times and became friendly with his sister (Sonia), who is also dating a French speaker (Rudolphe from France). One lovely Sunday afternoon, they took us to visit a cave and a gorgeous spot for swimming under a small waterfall, about 20 minutes away by lancha (the local name for small motorboats, essentially their version of a car). We ended the day at the restaurant, with a quick stop to visit their “nidito under construction.” What a beautiful Sunday in great company!

Les prochaines semaines allaient donc être une succession d’aller-retours entre notre petite baie tranquille de Cayo Quemado et la ville toute proche; Rio Dulce. (Oui, je sais, c’est mêlant une ville qui s’appelle Rio Dulce qui est sur le bord d’un fleuve qui s’appelle le Rio Dulce, mais c’est comme ça.)

The following weeks were a back-and-forth between our quiet little bay at Cayo Quemado and the nearby town of Rio Dulce. (Yes, it’s confusing—a town called Rio Dulce on the bank of a river also called Rio Dulce, but that’s how it is.)

À Cayo Quemado, on a adopté à l’unanimité « Isla Dulce » comme notre place préférée pour aller prendre un verre, un smoothie, une crème glacée maison ou un lunch délicieux quand il est temps de relaxer à travers les travaux. C’est un « mini resort » avec 3 hébergements style cabane dans la jungle, récemment réouvert par un sympathique couple Canado-Européen (Doug et Daria) qui avaient besoin d’un projet de retraite excitant et exigeant. Ici, tout est fait maison, avec des vrais ingrédients et des recettes ancestrales. L’atmosphère est relaxante, les gens sont accueillants, et l’aménagement de l’espace est un délice pour les yeux. Un vrai petit paradis!

At Cayo Quemado, we unanimously adopted “Isla Dulce” as our favorite spot to have a drink, smoothie, homemade ice cream, or a delicious lunch while taking a break from the work. It’s a small resort with 3 jungle-style cabins, recently reopened by a friendly Canadian-European couple (Doug and Daria) who were looking for an exciting and challenging retirement project. Everything is homemade, with real ingredients and traditional recipes. The atmosphere is relaxing, the people are welcoming, and the layout is a delight for the eyes. A true little paradise!

À Rio Dulce (la ville) on retrouve à peu près toutes les ressources dont on peut potentiellement avoir besoin pour réparer et entretenir un bateau; de la fibre, de la résine, des quincailleries, des peintres, des plombiers… TOUTE! Et on s’était pourtant fait dire d’acheter notre matériel à l’avance parce que c’est difficile de s’approvisionner ici. À date, rien n’est plus faux! (Ok, à moins de chercher une pièce de bateau vraiment très très précise…)

In Rio Dulce (the town), you can find pretty much everything you might need to repair and maintain a boat: fiberglass, resin, hardware, painters, plumbers… EVERYTHING! Even though we had been told to buy all our supplies in advance because it would be hard to find them here, that turned out to be completely false. (Ok, maybe unless you’re searching for some super specific boat part…)

Mais notre première étape de travaux ne demandait pas vraiment de matériaux, juste beaucoup de patience et d’énergie. Avec l’aide de Gaël, nous avons décollé, pouce carré par pouce carré, tout le teck du pont. Une bonne chose de faite. 

Our first phase of work didn’t really require materials—just a lot of patience and energy. With Gaël’s help, we stripped the teak from the deck, inch by inch. One thing off the to-do list.

L’étape suivante, plutôt stressante, était d’évaluer l’état du coring de balsa. Avec un hygromètre, nous avons tout d’abord mesuré l’humidité partout à l’intérieur du pont. Ensuite, pour chaque zone où l’humidité nous semblait anormalement élevée, nous avons percé des trous, et inspecté l’état du balsa qui sortait du trou. Somme toute, c’étaient de bonnes nouvelles; le balsa était clairement un peu humide à certains endroits, mais il n’était pas pourri. Les fibres de bois étaient encore blondes et en bonne condition. De plus, les zones de coring où il y avait de l’humidité étaient particulièrement petites et localisées – ce qui fait qu’elles n’avaient aucun impact sur l’intégrité structurelle du pont. Pas idéal, mais pas suffisant pour que nous nous lancions dans un projet de re-coring : le projet venait de prendre tout un raccourci!

The next (and stressful) step was assessing the state of the balsa core. Using a hygrometer, we first measured the moisture content throughout the inside of the deck. Then in areas where we recorded unusually high “moisture number”, we drilled holes and inspected the balsa that came out. Overall, good news—the balsa was slightly damp in some areas but not rotten. The wood fibers were still blonde and in good shape. Plus, the moisture was limited to very small and localized spots—not enough to affect the structural integrity of the deck. Not ideal, but not bad enough to justify a re-coring. The project just got a major shortcut!

On a donc pu passer à l’étape suivante, qui consistant à recouvrir l’entièreté du pont avec une mince couche de fibre de verre (6oz / verge carrée) et de l’époxy. L’objectif est d’éviter que la finition ne craque autour de nos réparations et d’uniformiser le fini de surface. Je vous partage ici un détail qu’on a appris à nos dépends à cette étape-là. On a utilisé du « peel ply » qui est un tissus mince (genre de nylon – le tissu rayé rouge sur les photos) qu’on étend par-dessus le laminage de fibre quand il est encore mouillé. C’est spécifiquement vendu pour donner un fini de surface plus uniforme et « prêt à peinturer ». Le problème, c’est que lorsqu’on l’a acheté à St-Martin, le vendeur nous l’a « foutu dans un sac » tout en tapons. Résultat : un tissu tout fripé, qui ne se défripe pas, ni au soleil, ni en le mouillant, et qui amène avec lui, dans ses plis, la fibre et la résine du dessous. Un désastre si le résultat voulu est une surface lisse et plane, comme on imagine que devrait être un pont de bateau! Leçon : acheter du peel ply vendu sur rouleau, et le ranger/transporter aussi sur un rouleau! Ensuite, encore un peu (beaucoup) de sablage et on enchaîne avec une couche de peinture primaire. Par chance qu’on n’avait pas à faire de re-coring! Mais on a bien dépensé le temps sauvé avec une longue liste de « tant qu’à ».

So we moved on to the next step: covering the entire deck with a thin layer of fiberglass (6oz per square yard) and epoxy. The goal was to prevent cracks around the repair spots and to make the surface uniform. Here’s a lesson we learned the hard way: we used “peel ply,” a thin nylon-like fabric (the red-striped fabric in the photos) that you lay over wet fiberglass to create a smooth, paint-ready finish. The problem? We had bought it in St. Martin, and the vendor just shoved it into a bag. The result: a wrinkled mess that couldn’t be flattened—not with sun, not with water. The folds pulled resin and fiberglass with them, creating a lumpy, messy surface—not what you want for a smooth deck!
Lesson: buy peel ply on a roll, and store/transport it ON A ROLL!

Then came (a lot of) sanding, followed by a coat of primer. Thankfully, we didn’t have to do any re-coring, but we definitely used up the time we saved on a long list of “while we’re at it” tasks.

Tant qu’à dévisser les haubans arrières pour peinturer sous leur cadène, on a décidé de les renforcer par l’intérieur. Tant qu’à avoir acheté beaucoup de résine et de coring (au cas où), aussi bien refaire la cloison entre les deux puits d’ancre. Tant qu’à être là, aussi bien renforcer le pont sous le guindeau. Et tant qu’à faire le gelcoat autour du mat, aussi bien ré-étanchéifier la botte de mat…

While we had the aft shrouds unscrewed to paint underneath their chainplates, we decided to reinforce them from the inside. Since we had plenty of resin and core material (just in case), we also rebuilt the bulkhead between the two anchor lockers. While making a mess in the anchor locker, why not reinforce the deck underneath the windlass. And while redoing gelcoat around the mast, why not reseal the mast boot…

Et tant qu’à être au Guatemala, aussi bien bénéficier un peu de l’expertise abordable des travailleurs d’ici. On aime bien faire les travaux nous-même, mais là pour les retouches de Gelcoat, on s’est dit qu’il valait mieux faire appel à un expert, surtout qu’on n’est pas du tout équipé (ni qualifié) pour faire ça au pistolet à peinture. On a donc engagé Arfulfo et son équipe pour le projet de retouche de gelcoat un peu partout sur le bateau. Je dis un peu partout, parce que tant qu’à faire, on ne va pas juste repeindre le tour du mat et du hatch central, on va aussi refaire une beauté aux endroits qui en ont vraiment besoin! T’sais… tant qu’à! Sage mérite bien ça 😉

And while in Guatemala, we might as well benefit from the affordable expertise of local workers. We like doing things ourselves, but for the gelcoat touch-ups, we figured it was best to hire a pro—especially since we weren’t equipped or skilled for spray painting. So we hired Arfulfo and his team to work on gelcoat repairs around the boat. And since we were doing it anyway, we didn’t just repaint around the mast and central hatch—we also refreshed other spots that really needed it. Because… might as well! Sage deserves it 😉

Dans la suite des « Tant qu’à »… Tant qu’à polir le gelcoat autour des hublots, on a décidé de leur refaire la lentille (version teinté, pour plus de fraicheur!). Par chance, notre amie Aline, qui était en visite au Guatemala après une traversée entre Cuba et RioDulce en Catamaran est venu nous porter main forte pour l’installation des hublots. Sans son aide, on n’aurait sans doute pas pu finir à temps, et les pluies qui se sont abattues sur la région nous auraient forcé à retarder le projet de plusieurs jours. Et par double chance, elle nous a apporté le scellant nécessaire, version $CAD (une des rares choses qui nous aurait coûté beaucoup beaucoup plus cher ici!) Ce projet-là nous avait déjà coûté assez cher en visserie (commandé en France (euros), et livré la veille de Noël à St-Martin, vous vous souvenez le petit paquet précieux tant attendu!) Mais elles sont si jolies ces petites vis M4 en aluminium!

Continuing the “while we’re at it” trend… since we were polishing the gelcoat around the portholes, we decided to replace the lenses (tinted lenses, for a little cooler effect!). Fortunately, our friend Aline, who was visiting Guatemala after sailing from Cuba to Rio Dulce on a catamaran, gave us a big helping hand with the installation. Without her help, we probably wouldn’t have finished on time—and the region’s rains would’ve forced us to delay the project. Double lucky: she also brought us the necessary sealant in CAD$, which would’ve cost way more here! That project had already been expensive enough thanks to the hardware (ordered from France in euros and delivered on Christmas Eve to St. Martin—remember the long-awaited precious package?). But those little M4 aluminum screws are just so pretty!

En parallèle à tout ça, on est aussi en train de préparer l’installation du nouveau guindeau. On a passé le câble de contrôle, renforcé la structure sous le pont entre les deux coffres de pointe avant où le guindeau sera installé et on a aligné toute l’affaire.

On a eu plusieurs discussions sur la manière d’alimenter le guindeau électriquement; soit à partir de la banque de batteries principale, ou à partir de la batterie de démarrage. Bien des petits détails qui semblent simple à première vue mais qui présentent des avantages et des inconvénients qui doivent être attentivement soupesés si on ne veut pas regretter nos décisions plus tard et devoir recommencer.

Bon, le temps passe, et il faut qu’on sorte le bateau de l’eau pour l’été. On choisit donc Ram, pour la simplicité de faire les travaux et l’entreposage au même endroit (on a appris qu’à Nanajuana, le chantier d’à côté, il y a une zone d’entreposage, et une zone de travaux et il faut payer (lire : risquer) un déplacement entre les deux zones à chaque fois… pas génial pour nous en fin de compte).

Meanwhile, we’re also prepping for the installation of the new windlass. We ran the control cable, reinforced the structure under the deck between the forward lockers where the windlass will go, and aligned everything.

We had many discussions about how to power the windlass: from the main battery bank or from the starter battery? Many small decisions that seem simple but carry long-term consequences if not carefully weighed.

Time flew, and we had to haul the boat out for the summer. We chose Ram because it’s easier to do both the work and storage at the same place (we learned that at Nanajuana, the nearby yard, there are separate areas for work and storage—and you have to pay (and risk) moving the boat between them every time. Not ideal for us after all).

Dans la liste des « gros projets », il y a aussi eu la réparation du plancher de cockpit. Comme le pont, le plancher de cockpit est un sandwich composite, fait de fibre de verre et, dans ce cas-ci, de plywood marin. Dans les dernières années, on a remarqué que le binnacle (je ne connais pas le terme français, disons le piédestal qui tient la barre à roue en place) n’était pas aussi rigide qu’on aurait aimé; en mettant un peu de poids dessus, on pouvait le faire bouger d’avant en arrière, ce qui n’est pas l’idéal. On a donc décidé d’ouvrir, d’extraire le bois – mouillé évidemment – et de le remplacer par du beau coring en nid d’abeille qu’on avait acheté à Saint-Martin. C’était aussi une des bonnes opportunités de passer la résine qu’on avait achetée pour faire le re-coring du pont, puisque la résine a une durée de vie d’environ 6 mois… et sans doute moins quand il fait 35 degrés à l’ombre.

D’ailleurs, travailler avec de la résine à cette température comporte des défis; plus il fait chaud, plus le temps de travail est court et plus la résine cure vite. Le moindrement que le travail requiert une épaisseur importante, l’application de la fibre et de la résine se transforme rapidement en course à obstacle. Même avec la quantité de réactif minimale, on court comme des fous avant que ça cure, et il faut aussi se méfier du possible emballement thermique qui peut se produire. La résine qui cure chauffe, ce qui accélère la réaction chimique, ce qui produit plus de chaleur, ce qui accélère la réaction chimique. Si la chaleur ne s’évacue pas assez rapidement, on se retrouve avec de la résine brûlée. Pas cool. Sur une photo thermique, on voit bien cet effet-là.

Among the “big projects” was also repairing the cockpit floor. Like the deck, it’s a composite sandwich made of fiberglass and, in this case, marine plywood. Over the years, we noticed the binnacle (the pedestal that holds the wheel) wasn’t as rigid as it should be—it could move back and forth with just a bit of pressure. Not great. So we opened it up, removed the (wet, of course) wood, and replaced it with the honeycomb core we had bought in St. Martin.

It was also a good chance to use up the resin we had bought for the deck re-coring—resin only lasts about six months… and probably less when it’s 35°C in the shade.

Working with resin at this temperature is tricky: the hotter it is, the shorter your working time, and the faster the resin cures. If the job requires thick layers, it quickly becomes a race against time. Even with the minimal amount of hardener, we were racing like mad before it cured, and we also had to watch out for thermal runaway. Curing resin generates heat, which speeds up the chemical reaction, which creates more heat, and so on. If the heat doesn’t dissipate fast enough, the resin burns. Not cool. You can see this clearly in a thermal photo.

Maintenant il faut profiter de la « saison sèche » pour finir notre job de pont… il reste encore l’antidérapant à faire! Le Kiwi Grip a déjà été acheté à Saint-Martin; une poche de gris et deux poches de blanc. Donc on a du gris très pâle, mais avec la possibilité de le colorer de la couleur qu’on veut (c’est un des avantages de ce produit-là.) Certainement, on veut s’en tenir à une couleur extrêmement pâle, parce qu’à la moindre foncitude, ça devient brûlant pour les zorteils. Déjà, on voit la différence sur notre pont entre le gelcoat beige et l’antidérapant (InterDeck) gris. Ça prend pas grand-chose pour que ça devient bouillant sur (et dedans) le bateau. Bref, pâle. Mon inquiétude avec le gris, c’est que, à côté du blanc cassé du gelcoat, ça risque de faire paraitre le gelcoat «jauni ». On choisi donc d’être fancy et d’acheter des pigments au magasin de peinture du coin. Jusque-là, notre español approximatif semble bien nous servir. On choisit une couleur taupe qui s’appelle « Shitake ». Quelque chose entre gris et beige, qui ne semble pas trop foncé sur le petit carton de 2po carré. Par contre, quand on fait notre mélange « test » (avec un des 12 litre de peinture qu’on a) on s’aperçoit que c’est un tantinet foncé. Bof, pas grave, juste à mettre la moitié des pigments et ça devrait le faire, non? Erreur… résultat final pas mal plus foncé que souhaité, genre « shitake bien cuit » (non, j’exagère un peu), mais brulage d’orteils assuré dans les tropiques. Pas de problème pour Rémy qui est toujours en snick. Mag sera forcée de porter ses crocs préférés plus souvent. Fini l’ère du va-nu-pied-isme…

Now we need to take advantage of the “dry season” to finish the deck job… the non-skid layer is still to come! We already bought Kiwi Grip in St. Martin—a box of gray and two of white. So we’ve got very light gray, which we can tint however we like (a feature of the latex based product). We’re definitely sticking to pale colors, since anything darker becomes scorching hot for your toes. Already we can feel the difference between the beige gelcoat and the gray non-skid (InterDeck).

My worry with the gray is that, next to the off-white gelcoat, it might make the gelcoat look “yellowed.” So we got fancy and bought pigments at the local paint shop. Our broken Spanish did the job. We chose a taupe color called “Shitake”—something between gray and beige (greige as some would say), which looked light enough on a 2-inch sample card. But in our test batch (with one of the 12 liters of paint we have), we found it a bit too dark. No big deal—just use half the pigments, right? Wrong. The final result was way darker than expected—like “well-cooked shitake” (okay, I’m exaggerating a bit), but definitely a toe-burner in the tropics. Not a problem for Rémy who always wears sneakers. Mag will have to wear her favorite Crocs more often. Farewell, barefoot days… 

On a aussi faire refaire quelques canvas, comme les couverts de hatch et le mini dodger de descente. On enlève du bleu, on ajoute du beige et du gris. Ça semble peut-être plate, mais ça fait changement.

Pour la période d’entreposage, au chaud (très chaud) et à l’humidité, on a opté pour une nouvelle méthode, dans le but, comme toujours, de minimiser les risques de moisissure à l’intérieur! Rémy a installé deux petits ventilateurs de salle de bain, un à l’avant, et un à l’arrière. Ils sont connecté sur le convertisseur des panneaux solaires, pour que la ventilation fonctionne seulement quand il y a du soleil. La théorie, c’est que quand il fait soleil, il fait chaud, et l’humidité de l’air diminue, c’est là qu’on veut avoir le maximum d’échange entre l’air de dehors, et l’air d’en dedans. Et quand le soleil baisse, ou qu’il pleut, l’air plus frais de dehors devient naturellement plus humide, on n’en veut pas à l’intérieur, donc on ferme la ventilation (l’échangeur d’air). On a aussi laissé un ventilateur sur la table du carré pour brasser l’air au milieu du bateau. On vous dira à notre retour si les hypothèses ont été bonnes, ou si on a mal anticipé la situation… À suivre, mais croisez-vous les doigts pour nous… Un bateau moisi c’est vraiment pas cool!

We also had some canvas redone—like hatch covers and the small companionway dodger. Out with the blue, in with beige and gray. Might sound bland, but it’s a nice change.

For storage—hot (very hot!) and humid—we tried a new method, always aiming to reduce the risk of mold inside! Rémy installed two small bathroom fans, one at the front and one at the back. They’re connected to the solar converter so they only run when it’s sunny.

The theory: when it’s sunny, it’s hot, and air humidity drops—that’s when you want to maximize air exchange. When the sun fades or it rains, the cooler outside air becomes more humid, and you don’t want that inside—so the fans shut off.

We also left a fan on the salon table to keep air moving inside the boat.

We’ll let you know if our theory worked out or if we miscalculated… Fingers crossed for us—because a moldy boat is not cool!

On a donc laissé Sage au chaud et en sécurité dans le chantier chez Ram. On est déjà de retour depuis un petit bout au frais du Québec, ça fait du bien! On vous souhaite un bel été, et au plaisir de vous croiser ou d’avoir de vos nouvelles! Portez-vous bien!

So we left Sage warm and safe in the Ram boatyard. We’ve been back in Quebec’s cool weather for a little while now—it feels great!
We wish you all a wonderful summer and hope to see or hear from you soon. Take care!

PS: Connie and Tony, hope you’re not too traumatized by all the changes we’re doing to Sage… It’s not perfect, but we do our best to maintain her adequately and honor her spirit 😉

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This Post Has 6 Comments

  1. Daniel Cloutier

    Bravo, de gros travaux qui semblent bien réussis!!!
    Daniel et Céline
    LaFamiliale

  2. Tony Gibb

    Wow – you guys have done an awesome job – it’ s looking great and like the colour choices. We’ll never recognize the boat when we see you again. What a treasure she will be to sail in the next season. Hopefully you make it into the Pacific and come up and show us your work onboard!

    Have a great summer

  3. Suzanne

    Love it! As usual! Have a great summer,
    Love to you both,
    Suzanne and Andre

  4. Paul M

    Des bon travailles vous deux! Le pont a l’air vraiment beaux.

  5. Jocelyne

    Coucou les vacanciers travaillant…c’est du gros travail que vous avez abattu là🤗! Ouf! Et dans la grosse chaleur du Guatemala. 🥴 Je vous lève mon chapeau et je vous souhaite un été plus tranquille. Je vous aime💋💌MOM xox

  6. Connie

    We were stuck in the Wauquiez blue era, for sure. But Sage is an old boat now and deserved that upgrade. The colours are just fine but as Tony says we may not recognize her when we get to see her again!
    Well done, on the upgrades.
    I am late viewing this post – it has been busy times here in Victoria BC. Next up for us is a cycle trip to Vietnam in November. All the best to you in the coming safe Caribbean sailing season.
    Connie

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