Viraillage entre les îles

St-Martin – Martinique – Guadeloupe – Martinique – Dominique – St-Kitts – Saint-Martin

Là, Magalie, ça va faire, le party!

Je suis revenu de Fermont, en janvier, après avoir passé Noël au camp. J’arrive, pis j’apprends que Magalie a bu, festoyé, invité des amies, s’est même fait tatouer!!! Elle dérape toujours comme ça quand on la laisse sans supervision?

Pas tenable… j’vous dis!

Le titre de la publication vous l’a déjà laissé deviner, nous nous sommes promenés pas mal dans les derniers mois. C’est tellement facile ici passer d’une île à l’autre! Toujours au travers, toujours sous voile, toujours plus vite!

Well, Magalie, that’s enough, party’s over! 

I came back from Fermont in January after spending Christmas at the camp. I arrive, and I learn that Magalie has been drinking, partying, inviting friends over, she even got herself a tattoo!!! 

Does she always go off the rails like that when left unsupervised? Unbearable… I’m telling you!

As the title of the post may have hinted, we’ve been quite on the move in the past few months. It’s so easy here to hop from one island to another! Always under sail, always beam-reaching, always faster!

Saint-Martin / St. Maarten

Du nouveau sur Sage

Nous avons fait quelques beaux petits ajouts dernièrement sur Sage. Je ne me souviens pas de tout, mais on a entre autres ajouté un nouveau taquet bloqueur, au mat, pour le foc. Nous avons aussi acheté une nouvelle arche usagée en inox pour re-biminifier Sage et Magalie a fabriqué un super lazy-bag et des sacs pour les cordages et pour le kit d’homme à la mer.

Aussi, ça faisait déjà un bon bout de temps que nous magasinions les water-maker (aussi appelés dessalinisateurs en français). Pour les moins initiés, un dessalinisateur, c’est un appareil qui pousse de l’eau salée à très haute pression (environs 800 lbs/po2) à travers une membrane ce qui la force à laisser derrière elle les sels et les impuretés. Ça produit de l’eau douce (potable) d’un côté de la membrane et une solution très concentrée en sels de l’autre côté.

C’est pratique pour éviter de transporter des jerrycans comme des mules à chaque deux ou trois semaine. Ça permet aussi d’être moins conservateurs sur l’utilisation de l’eau douce, et par conséquent, sentir un peu moins mauvais.

Le problème c’est que :

Primo : Les water-makers sont des machines extrêmement énergivores.

Deuzio : Ce sont aussi des machines excessivement dispendieuses. 5,000$ US pour les plus cheap (les plus énergivores), et ça peut monter dans les dizaines de milliers pour les modèles qui sont un peu moins gourmands en électricité. (Pis là, on parle de vrais dollars, pas de ceux avec des tites feuilles d’érable dessinées dessus!) Bref – faut vraiment détester transporter des bidons, ou bien vraiment aimer sentir bon.

Étant un peu bricoleurs, nous avions déjà un peu jeté notre dévolu sur une solution « en kit » qui permet d’avoir un système SeaWaterPro pas trop cher (5000 USD) et qui fonctionne avec le support d’une génératrice (500 USD) que nous venions d’ailleurs d’acheter. Mais n’étant pas seulement bricoleurs, mais aussi indécis chroniques, nous remettions l’achat à plus tard depuis très longtemps.

Puis, un jour, Magalie en a vu un usagé à vendre sur internet. Pas de prix indiqué. Un beau Spectra Newport 400C™. La Cadillac des water-makers (pour ceux qui aiment les voitures américaines). Pour les autres, disons que c’est une Lexus. Bref, c’était intéressant, mais probablement pas trop dans nos prix et nous avons donc oublié temporairement l’idée.

Dans les jours qui ont suivi, il y avait un mini marché-aux-puces pour les gens de bateaux qui veulent se débarrasser de vieilles choses dont ils n’ont plus besoin… et le water-maker à vendre y était. Il était en petits morceaux, dans deux ou trois boites de carton un peu mouillées. Ça se passait au Lagoonies, là où les Heineken sont à 1.50$.

Magalie a donc entamé la conversation avec les propriétaires de la machine. Moi, je buvais une bière en pensant à autre chose, donc je devrai m’en tenir aux détails principaux;

  • Le dessal avait à peine 2 ans d’usure.
  • Ça faisait 2 ans qu’ils le faisaient réparer sans arrêt.
  • Encore une fois il ne fonctionnait pas bien.
  • Ils étaient tannés et venaient d’installer un SeaWaterPro.
  • Ils ne voulaient pas ramener ça sur leur bateau. 

Bref, avec les talents de négociation de Magalie, nous sommes repartis de là avec un Spectra Newport 400C™ pour 250 US$. Un rabais d’environ 98%. C’est dur à battre. Mais à ce prix là, il fallait s’attendre à devoir le faire réparer – et nous n’y connaissions pas grand-chose. Nous n’étions pas non plus certains que toutes les pièces d’origine étaient dans la boite. 

En bonne partie pour s’instruire, nous sommes donc allés chez ÉlecTec – le revendeur autorisé Spectra™ de St-Marteen – pour qu’un technicien nous montre comment le démonter, l’inspecter et qu’il nous recommande un kit de pièces de rechanges et/ou de pièces de remplacement.

Il s’avère que c’est long à démonter, et qu’il était dans un piteux état et que ça n’est pas un système particulièrement simple. Mais après plusieurs heures de démontage, et plusieurs pièces remplacées, l’appareil était comme neuf (pratiquement) et avec un rabais que j’évaluerais à environ 87%. Pas mal du tout, quand même!

Est-ce que je vous ai dit que le Newport est tellement efficace que la plupart du temps on peut le faire fonctionner avec l’énergie solaire de nos panneaux? Eh oui! Pour ceux qui sont curieux, n’hésitez pas à poser des questions, je pourrai vous donner tous les détails de l’installation. Je pense que nous avons bien fait ça. Pour ce qui est du manque de fiabilité, j’ai ma petite idée sur ce qui a pu causer tous leurs problèmes… je pourrai vous dire dans quelques mois si j’avais raison ou pas.

Ceci dit, je vais prendre une douche (avec de l’eau de mer dé-salinisée) et je reviens plus tard pour écrire le reste du post.

Some new things on Sage

We’ve made some nice little additions to Sage lately. I don’t remember everything, but among other things, we added a new cleat to the mast for the jib. We also bought a used stainless steel arch to re-bimini Sage, and Magalie made a great lazy bag and bags for ropes and the man-overboard kit.

Also, we’ve been shopping for water-makers lately. For the uninitiated, a water-maker is a device that pushes saltwater at very high pressure (about 800 psi) through a membrane, forcing it to leave behind salts and impurities. It produces fresh (drinkable) water on one side of the membrane and a highly concentrated salt solution on the other.

It’s handy to avoid lugging jerry cans like mules every two or three weeks. It also allows for less conservation on the use of fresh water, and consequently, smelling a little less bad.

The problem is:

First: Water-makers are extremely energy-consuming machines.

Second: They are also extremely expensive machines. $5,000 US for the cheapest (the most energy-consuming), and it can go up to tens of thousands for models that are a little less electricity-hungry. (And here, we’re talking real dollars, not those with little maple leaves drawn on them!) In short – you really have to hate carrying jugs, or really love smelling good.

Being somewhat handy, we had already somewhat set our sights on a “kit” solution that allows for a relatively inexpensive SeaWaterPro system ($5,000 USD) that works with the support of a generator ($500 USD) that we had just bought. But being not only handy but also chronic indecisive, we had been putting off the purchase for a very long time.

Then, one day, Magalie saw a used one for sale online. No price indicated. A beautiful Spectra Newport 400C™. The Cadillac of water-makers (for those who like American cars). For others, let’s say it’s a Lexus. Anyway, it was interesting, but probably not too much in our price range, so we temporarily forgot about the idea.

In the days that followed, there was a mini flea market for boat people wanting to get rid of old things they no longer needed… and the water-maker for sale was there. It was in small pieces, in two or three slightly damp cardboard boxes. It was happening at the Lagoonies, where Heinekens are $1.50.

So Magalie started chatting with the owners of the machine. I was drinking a beer thinking about something else, so I’ll stick to the main details:

  • The water maker had barely 2 years of use.
  • They had been repairing it constantly for 2 years.
  • Once again, it wasn’t working well.
  • They were fed up and had just installed a SeaWaterPro.
  • They didn’t want to bring it back to their boat.

In short, with Magalie’s negotiation skills, we left with a Spectra Newport 400C™ for $250 US. A discount of about 98%. Hard to beat. But at that price, we expected to have to get it repaired – and we didn’t know much about it. We were also not sure that all the original parts were in the box.

Partly to educate ourselves, we went to ÉlecTec – the authorized Spectra™ dealer in St. Maarten – so that a technician could show us how to disassemble, inspect it, and recommend a kit of spare parts and/or replacement parts.

It turns out that it’s long to disassemble, and it was in a sorry state and it’s not a particularly simple system. But after several hours of disassembly, and several replaced parts, the device was like new (practically) and with a discount that I would estimate at about 87%. Not bad at all, still!

Did I tell you that the Newport is so efficient that most of the time we can run it with the solar energy from our panels? Oh yes! For those curious, feel free to ask questions, I can give you all the details of the installation. I think we did well. As for the lack of reliability, I have my little idea about what could have caused all their problems… I’ll let you know in a few months if I was right or not.

That said, I’m going to take a shower (with desalinated seawater) and I’ll come back later to write the rest of the post.

De la grande visite; Aline

Ah, Aline! Ça faisait longtemps, et nous nous étions ennuyés. Aline est venue nous rejoindre à la Martinique. Nous avons loué une auto pour aller faire le grand tour! Nous avons visité des rhumeries, des petits sentiers dans la jungle, et pas mal de belles plages. 

Pour ceux qui visiteront la Martinique un moment donné, je veux mentionner que la visite de la rhumerie Clément en vaut vraiment la peine. C’est loin d’être un attrape-touristes; c’est un véritable musée.

Nous avons aussi fait quelques superbes sorties de voile. D’ailleurs, à 3… ça veut aussi dire que nous avons l’équipage requis pour hisser le spi en toute confiance. Rien ne sert de trop en dire… regardez les photos! 

Big Visit; Aline

Ah, Aline! It had been a while, and we missed her. Aline came to join us in Martinique. We rented a car to go on a grand tour! We visited rum distilleries, small trails in the jungle, and quite a few beautiful beaches.

For those who will visit Martinique at some point, I want to mention that a visit to the Clément distillery is really worth it. It’s far from being a tourist trap; it’s a real museum.

We also had some great sailing outings. By the way, with three… it also means that we have the required crew to hoist the spinnaker with confidence. There’s no need to say too much… look at the photos!

Il y a aussi Marie-Noëlle et Jonathan qui étaient dans le coin. Nous sommes allés faire une randonnée avec eux à la savane des pétrifications. (Et non à la plage des putréfactions, comme diraient certains.)

Au bout de la presqu’île de Sainte-Anne, se trouve un lieu qui détonne avec la végétation luxuriante de la Martinique. La Savane des Pétrifications est une zone quasi désertique où la flore se fait rare. Cet endroit tient son nom du bois, voire d'arbres entiers, qui étaient fossilisés sur son sol. Malheureusement, les pillages ont fini par faire disparaître ces vestiges géologiques. Vous pouvez tout de même partir en randonnée sur un sentier qui parcourt ce lieu étonnant.

Petite anecdote savoureuse; le sentier que nous avons suivi traverse à un certain endroit la rivière de l’Étang des Salines. C’est un petit ruisseau qui s’assèche presque complètement à marée basse. Pour traverser à marée haute, il faut passer un petit pont, marcher sur des cailloux glissants et franchir le courant dans l’eau à peu près jusqu’aux genoux.

C’était la marée haute. Pour nous, aucun problème. Mais il y avait de l’autre côté une bonne douzaine de jeunes enfants martiniquais, certains encore aux couches, d’autres âgés de peut-être 4 ou 5 ans. Ils étaient accompagnés de deux adultes souriantes mais pas très athlétiques – disons. Ils avaient traversé la rivière un peu plus tôt dans la journée et étaient maintenant pris au piège, sous un soleil de plomb, de l’autre côté de l’obstacle infranchissable. Au Québec, ce genre d’affaire là, ça fait les manchettes et ça se retrouve devant la DPJ. Ici c’était surtout comique.

En bons samaritains, nous avons donc entrepris d’aider et de transporter sur notre dos, dans nos bras, et comme on pouvait les 12 enfants (et deux adultes) d’une rive à l’autre. Au début un à la fois, et puis deux par deux.

Une fois tout le monde en sécurité, nous avons poursuivi notre chemin, la tête pleine de souvenirs amusants, et dans le cas de Jonathan, les bras pleins de vieux jus de couche jaune brunâtre.

Jo et Marie avaient loué une jolie petite villa dans la montagne – et on est allé souper avec eux et leurs frères et sœurs.

There was also Marie-Noël and Jonathan in the area. We went hiking with them in the savanna of petrifications. (And not to the beach of putrefaction, as some would say.)

At the end of the Sainte-Anne peninsula, there is a place that stands out from Martinique's lush vegetation. The Savanna of Petrifications is an almost desert-like area where flora is scarce. This place owes its name to the wood, even whole trees, that were fossilized on its soil. Unfortunately, looting has eventually made these geological remains disappear. However, you can still go hiking on a trail that crosses this amazing place.

A little amusing anecdote; the trail we followed crosses at one point the river of the Salines Pond. It’s a small stream that almost completely dries up at low tide. To cross at high tide, you have to go over a small bridge, walk on slippery rocks, and cross the current in the water up to about knee-deep.

It was high tide. No problem for us. But on the other side, there were about a dozen young Martinican children, some still in diapers, others maybe 8 or 10 years old. They were accompanied by two smiling but not very athletic adults – let’s say

They had crossed the river a little earlier in the day and were now trapped, under scorching sun, on the other side of the impassable obstacle. In Quebec, this kind of thing makes headlines and ends up in front of child protection services. Here, it was mostly comical.

As good Samaritans, we therefore set out to help and transport on our backs, in our arms, and as we could, the 12 children (and two adults) from one bank to the other. At first one by one, and then two by two.

Once everyone was safe, we continued on our way, with our heads full of amusing memories, and in Jonathan’s case, arms full of old yellow-brown diaper juice.

Jo and Marie had rented a nice little villa in the mountains – and we went to have dinner with them and their brothers and sisters.

Martinique & Guadeloutre

De l’encore plus grande visite; Robert (au moins 6pi1 je dirais)

Deux semaines après le départ d’Aline, c’est Robert (le papa de Magalie) qui venait nous rendre visite. Le plan était qu’il nous rejoigne en Martinique, et de naviguer ensemble jusqu’en Guadeloupe. 

Nous avons fait de petites navigations en Martinique avant de partir… Ouf… On dirait que les Laniel naviguent tous de la même manière : avec autant de toile que le bateau peut en prendre et le rail dans l’eau. On a intérêt à bien se tenir! 

On a encore une fois loué une petite voiture pour faire le tour des points d’intérêt de la région – et compléter notre visite personnelle des endroits que nous n’avions pas eu le temps de visiter avec Aline.

Nous avons fait une randonnée à la Caravelle. Une belle randonnée de 3h… qui aurait pu être plus longue, mais le soleil commençait à nous mettre à l’épreuve pas mal.

Even Bigger Visit; Robert (at least 6ft1 I would say)

Two weeks after Aline left, it was Robert (Magalie’s dad) who came to visit us. The plan was for him to join us in Martinique and sail together to Guadeloupe.

We did some short sails in Martinique before leaving… Wow… It seems like the Laniels all sail the same way: with as much canvas as the boat can take and the rail in the water. We better hold on tight!

We rented a small car again to tour the points of interest in the region – and complete our personal visit to places we hadn’t had time to visit with Aline.

We went on a hike at La Caravelle. A beautiful 3-hour hike… which could have been longer, but the sun was really putting us to the test.

Après une belle navigation à tirer des bords dans la passe des fous (entre le rocher du Diamant et le village du Diamant en Martinique) et un peu de tourisme à Ste-Anne et au Marin, nous sommes partis pour une belle navigation de 20 heures au vent des îles, direction Les Saintes. Je spécifie ‘au vent des îles’ (donc à l’est des îles) parce que nous aimons bien privilégier le bon vent au détriment d’un peu de confort (plus de vagues) quand cela est opportun dans nos navigations, mais nous croisons malheureusement très peu (pour ne pas dire aucun) autre plaisancier. Ils semblent tous systématiquement passer sous le vent des îles… Chacun son truc.

Robert, qui n’avait jusque-là laissé la barre que quelques minutes pour aller faire pipi, a pris un break et a laissé notre cher hydrovane faire le plus gros du travail. C’est le fun barrer, mais pas 20 heures d’affilé! Il a donc fait comme nous, et s’est installé confortablement dans le cockpit, avec un minimum de peau exposé et surtout bien crémée. Nous avons filé à toute allure, et sommes arrivés à destination beaucoup plus tôt que prévu, nous forçant à mouiller l’ancre dans le noir total aux Saintes. Pas si tant grave puisqu’on qu’on connait les aires.

Après une courte visite aux Saintes on a traversé vers la Guadeloupe, et on s’est installé à Pointe-à-Pitre. C’est la grosse ville, près du port commercial… pas mal moins idyllique que Deshaies, mais ça nous permettait d’être bien protégé du vent d’Ouest qui était annoncé dans les prochains jours, et de se louer une voiture pour visiter l’esprit tranquille.

Durant notre virée en voiture, nous avons fait un court arrêt à bouillante, une petite commune de la Guadeloupe réputée pour sa source d’eau chaude. Il y a un site super intéressant où l’eau brulante et minérale se jette dans la mer. Les gens y vont pour se baigner, et choisissent un endroit plus ou moins près de l’estuaire de la rivière où la température leur convient. Quand on regarder derrière nous, c’est toutefois un peu moins glorieux puisque la source d’eau bouillante en question a été harnachée pour faire tourner des turbines et produire de l’énergie, ce qui enlève un peu au charme de l’endroit.

Il parait que l’eau a des vertus. Meh.

Après notre visite, nous avons rencontré les parents d’Hugo qui étaient en visite en Guadeloupe et qui avaient loué une petite villa sur l’ile. 

C’est un peu après que nous avons dû reconduire Robert à l’Aéroport.

Fidèle à son esprit festif, Hugo avait décidé d’organiser un petit souper de pâques gastronomique, avec du lapin en chocolat comme dessert, et du lapin en viande comme plat principal. Hugo a bien essayé de trouver du jambon, mais semble-t-il que ça n’est pas un met pascal dans la culture française.

After a nice sail tacking through the “Passe des Fous” (between Diamond Rock and the village of Diamond in Martinique) and a bit of sightseeing in Ste-Anne and Le Marin, we set off for a beautiful 20-hour sail on the windward side of Martinique and Dominica, heading towards Les Saintes. I specify windward (so to the east of the islands) because we like to prioritize good wind over a bit of comfort (more waves) when it’s opportune in our sails, but unfortunately, we hardly (if at all) see any other boaters doing the same. They all seem to systematically go motoring behind the islands… Each to their own.

Robert, who had only left the helm for a few minutes to go pee until then, took a break and let our dear hydrovane do most of the work. It’s fun to steer, but not for 20 hours straight! So, he did like us and settled comfortably in the cockpit, with a minimum of exposed skin and especially well-creamed. We sped along, and arrived at our destination much earlier than expected, forcing us to anchor in total darkness at Les Saintes. Not such a big deal since we know the anchoring spots well.

After a short visit to Les Saintes, we crossed over to Guadeloupe, and settled in Pointe-à-Pitre. It’s the big city, near the commercial port… much less idyllic than Deshaies, but it allowed us to be well protected from the west wind that was forecasted in the coming days, and to rent a car for some sightseeing with peace of mind.

During our car trip, we made a quick stop in Bouillante, a small town in Guadeloupe known for its hot spring. There’s a super interesting site where hot, mineral water flows into the sea. People go there to swim, and choose a spot more or less close to the river estuary where the temperature suits them. But when you look behind you, it’s a bit less glorious since the said hot water source has been harnessed to turn turbines and produce energy, which takes away a bit from the charm of the place.

They say the water has virtues. Meh.

After our visit, we met Hugo’s parents who were visiting Guadeloupe and had rented a small villa on the island.

It was shortly after that we had to drive Robert to the airport.

True to his festive spirit, Hugo decided to organize a small gourmet Easter dinner, with chocolate bunny as dessert, and meat bunny as the main course. Hugo did try to find ham, but apparently that’s not an Easter dish in French culture.

Re-Martinique

Le plan depuis un bon bout de temps était de passer quelques temps en Martinique afin d’y célébrer les anniversaires de tout le monde. C’est aussi là qu’Hugo avait donné rendez-vous à un de ses amis qui venait passer du temps avec lui en Martinique sur Bigger Fish. 

Ce fut dont une autre traversée vers la Martinique depuis la Guadeloupe. A nouveau, une traversée sous voile, sauf un petit passage très malcommode en passant derrière la Martinique. C’est étonnant à quel point une île montagneuse comme la Dominique peut influencer la force et l’angle du vent, non seulement du côté sous le vent de l’ile, mais aussi du coté au vent. Pendant plusieurs heures, nous avons subi une houle qui n’était pas dans le même axe que le vent, et un vent qui n’était pas tout à fait suffisant pour garder nos voiles gonflées et une mer un peu agitée. Pas des conditions agréables. 

Mais la traversée un peu plus difficile que la moyenne en valait quand même la peine, et notre arrivée en Martinique n’en fut que plus agréable. 

Nous avons donc passé du temps avec Martin et Hugo, et pris un peu de temps pour célébrer l’anniversaire de Magalie! 

Nous étions rendus à la mi-avril. La saison des ouragans, du travail dans le nord et des visites au Québec approchait. Par conséquent, nous étions (et sommes encore) en train de chercher un bon plan pour remiser le bateau durant quelques mois entre juin et octobre. Bien que plus risqué pour les ouragans, St-Kitts a le double avantage d’être beaucoup moins chère et beaucoup moins exigeante au niveau des assurances que la plupart des autres endroits où nous pourrions sortir le bateau de l’eau. Les yards y ont aussi une méthode bien à eux pour protéger les bateaux si des vents forts devaient se présenter. Nous avons donc commencé à faire route vers le nord pour aller visiter le terrain d’entreposage de bateaux de St-Kitts. De plus, ce petit aller-retour vers le nord nous permettait de nous arrêter en Dominique, une île qui était sur la liste de visite obligatoires de Magalie et où nous ne nous étions jamais arrêtés.

De toute façon, c’est bien beau les îles françaises, mais à la longue, ça coute cher et c’est engraissant. (Parce que tout est en euros et à peu près au même prix qu’ailleurs… sauf la bière, le fromage et la terrine de canard – ça, c’est pas cher.)

The plan for a while now was to spend some time in Martinique to celebrate everyone’s birthdays. It’s also where Hugo had arranged to meet one of his friends who was spending time with him in Martinique on Bigger Fish.

So it was another crossing to Martinique from Guadeloupe. Again, a sailing crossing, except for a very uncomfortable passage behind Martinique. It’s amazing how a mountainous island like Dominica can influence the strength and angle of the wind, not only on the leeward side of the island but also on the windward side. For several hours, we endured a swell that wasn’t in the same direction as the wind, and a wind that wasn’t quite enough to keep our sails filled and a bit rough sea. Not pleasant conditions.

But the slightly more challenging than average crossing was still worth it, and our arrival in Martinique was all the more enjoyable.

So we spent time with Martin and Hugo, and took some time to celebrate Magalie’s birthday!

We were in mid-April. Hurricane season, work up north, and visits to Quebec were approaching. Therefore, we were (and still are) looking for a good plan to store the boat for a few months between June and October. Although riskier for hurricanes, St. Kitts has the double advantage of being much cheaper and much less demanding in terms of insurance than most other places where we could take the boat out of the water. The yards there also have their own method of protecting boats if strong winds were to come up. So we started heading north to visit the boat storage area in St. Kitts. Plus, this little trip north allowed us to stop in Dominica, an island that was on Magalie’s must-visit list and where we had never stopped before.

Anyway, French islands are nice and all, but in the long run, they’re expensive and fattening. (Because everything is in euros and roughly the same price as elsewhere… except beer, cheese, and duck terrine – those are cheap.)

Allez hop, cascades!

Nous sommes arrivés en Dominique (à ne pas confondre avec la République Dominicaine) à la toute fin du mois d’avril. 

L’île de la Dominique se distingue par sa nature sauvage et préservée. Contrairement à ses voisines, elle est moins développée sur le plan touristique, principalement parce qu’on y trouve peu de plages, ce qui rend l’endroit moins attrayant pour les chaines d’hôtels et les touristes du style qu’on aime moins. Comme c’est écrit dans le pamphlet : « Ses montagnes escarpées, ses forêts tropicales luxuriantes et ses cascades majestueuses en font un paradis pour les amoureux de la nature et les aventuriers. » C’est pas des jokes, les cascades ici sont tellement belles, ça donne spontanément envie d’y tourner des publicités de shampoing.

Mais en plus des cascades et de la nature, c’est aussi la culture locale qu’on peut apprécier. On a l’impression de vraiment voir les gens vivre leur quotidien et pas seulement d’être des consommateurs de souvenirs made in china et d’aimants pour le frigo. 

C’est aussi en Dominique qu’Hugo est devenu encore plus vieux. Selon Wikipédia :

La légende d'Hugo, marin d'expérience âgé de près d'un demi-siècle, illustre l'archétype du navigateur intrépide dans les annales maritimes. Réputé pour ses exploits audacieux et sa sagacité en mer, Hugo incarne l'esprit de bravoure et de perspicacité des marins légendaires. Sa renommée découle de sa capacité à surmonter les périls de l'océan, défiant les tempêtes les plus violentes et naviguant avec succès à travers les eaux tumultueuses. L'histoire d'Hugo, transmise de génération en génération, continue d'inspirer les marins et les chercheurs d'aventure, faisant de lui une figure emblématique dans le folklore maritime.
– Wikipédia

Bon… moi je trouve que Wikipédia exagère, mais c’est un jugement personnel.

Here we go, waterfalls!

We arrived in Dominica (not to be confused with the Dominican Republic) at the very end of April.

The island of Dominica stands out for its wild and pristine nature. Unlike its neighbors, it is less developed in terms of tourism, mainly because there are few beaches, which makes the place less attractive to hotel chains and tourists of the kind we like less. As it says in the pamphlet: “Its steep mountains, lush tropical forests, and majestic waterfalls make it a paradise for nature lovers and adventurers.” It’s no joke, the waterfalls here are so beautiful, it spontaneously makes you want to shoot shampoo commercials there.

But in addition to waterfalls and nature, it’s also the local culture that you can appreciate. You feel like you’re really seeing people live their daily lives and not just being consumers of made-in-China souvenirs and fridge magnets.

It’s also in Dominica that Hugo got even older. According to Wikipedia :

The legend of Hugo, a seasoned sailor approaching half a century of age, illustrates the archetype of the intrepid navigator in maritime annals. Renowned for his daring exploits and sea savvy, Hugo embodies the spirit of bravery and insight of legendary sailors. His fame stems from his ability to overcome the perils of the ocean, defying the most violent storms and successfully navigating through turbulent waters. Hugo's story, passed down from generation to generation, continues to inspire sailors and adventure seekers, making him an iconic figure in maritime folklore.
– Wikipedia

Well… I think Wikipedia exaggerates, but that’s a personal judgment.

D’une certaine manière, St-Kitts ressemble un peu à la Dominique (et aux autres iles coloniales anglaises); c’est un peu bruyant, les gens conduisent vite et du mauvais bord, mais on se sent vraiment dans les caraïbes, et il y a un petit côté wild que nous apprécions beaucoup.

Cette île offre une expérience authentique et pleine de vie, où l'atmosphère est électrique et imprévisible. Animée par le rythme effréné de la musique et le dynamisme de ses habitants, elle se distingue par son esprit audacieux et son refus des conventions. Ici, la créativité est libre de s'exprimer, les rues résonnent des sons envoûtants de la musique et le tempo de la vie est rapide et palpitant. Sur cette île, les règles semblent s'effacer devant l'esprit de liberté et d'aventure, offrant aux visiteurs une expérience hors du commun où l'imprévu et l'excitation sont au rendez-vous à chaque coin de rue.

Finalement, suite à la visite du chantier, de l’ile et de longues discussions constructives sur les avantages et les inconvénients de laisser le bateau-là plutôt qu’en Grenade, nous en sommes venus à la conclusion que la bonne vieille Grenada est encore une meilleure option, moins risquée et, si on fait bien nos devoirs, pas tellement plus chère. 

Bref, c’est là qu’on est rendus. A Saint-Martin, à acheter quelques pièces de bateau pour faire des petites réparations mineures. Ensuite, on mettra le cap sur la grenade, avec quelques arrêts pour se reposer et acheter du fromage. On a commencé à considérer l’option de laisser le bateau sur un mooring supervisé au lieu de faire une sortie de l’eau en bonne et due forme. Je suis curieux d’avoir votre opinion là-dessus.

Bon. Je pense que c’est tout.

A bientôt!

In a way, St. Kitts is a bit like Dominica (and the other English colonial islands); it’s a bit noisy, people drive fast and on the wrong side, but you really feel in the Caribbean, and there’s a bit of a wild side that we really appreciate.

This island offers an authentic and lively experience, where the atmosphere is electric and unpredictable. Animated by the frenetic rhythm of music and the dynamism of its inhabitants, it stands out for its bold spirit and refusal of conventions. Here, creativity is free to express itself, the streets resonate with the enchanting sounds of music, and the tempo of life is fast and exciting. On this island, rules seem to fade away in front of the spirit of freedom and adventure, offering visitors an extraordinary experience where the unexpected and excitement await at every turn.

Finally, after visiting the shipyard, the island, and long constructive discussions about the advantages and disadvantages of leaving the boat there rather than in Grenada, we concluded that good old Grenada is still a better option, less risky, and, if we do our homework well, not much more expensive.

So that’s where we’re at. In Saint Martin, buying a few boat parts for some minor repairs. Then we’ll head to Grenada, with a few stops to rest and buy cheese. We’ve started considering the option of leaving the boat on a supervised mooring instead of hauling it out of the water properly. I’m curious to hear your thoughts on that.

Well. I think that’s it.

See you soon!

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This Post Has 7 Comments

  1. Lucie

    Merci, merci, merci,
    c’est toujours un rayon de soleil dans ma journée de vous lire. J’espère qu’on va se voir Magalie quand tu vas venir cet été.
    Gors câlin
    Tourlou
    Lucie

  2. Julie

    Toujours agréable de vous lire. Nous sommes installés à Québec pour les prochains mois. Faites nous signe si vous y venez. Bon retour.

  3. Aline

    Une chance que vous êtes juste un peu bricoleurs les petits comiques. Vraiment beaux travaux de couture madame!! Et vous monsieur un reporter.. comique 😁 merci pour ces belles photos, ces beaux textes, ces nouvelles de vos navigations et visites des îles! J’ai hâte de vous voir et vous recevoir cet été! Je vous embrasse fort 🥰🥰🥰

  4. Sylvie Lauzon

    Nous avons eu une brève mais agréable rencontre à Ste-Anne. On se recroisera certainement l’an prochain.
    Et oui, nous aussi on navigue au vent des îles!
    Salutations,
    Sylvie et Claude
    Chapter 4

  5. Daniel

    Toujours un plaisir de vous lire. Belle installation le désal bravo! Et moi aussi je trouve que Wikipédia exagère un peu. Bon retour!

  6. Karmen

    WOW ! Toute une aventure, et que dire des superbes photos, je me suis régalée, tout cela m’a rendu très nostalgique mais tellement contente pour vous autres, Mag on s’ennui de toi ! on a hâte de te voir !
    En attendant bon vent !! Bisous XOX

  7. Robert

    Merci ma chérie et Rémy 🥰
    Ce fut un vrai bonheur…..que dire de plus

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